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WC et toilettes sèches

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DU BON USAGE DES TOILETTES SÈCHES

Lorsque l'on est malade, et particulièrement sous un traitement par antibiotiques, on n'utilise pas les toilettes sèches, c'est logique.

Signalons ici que les spécialistes recommandent d'éviter tout usage du compost excrémentiel dans le potager à cause d'un risque de contamination des légumes. A priori, c'est une précaution qui n'a pas lieu d'être lorsque le compost a eu le temps de bien se dégrader. Une bonne année chaude et humide, ainsi qu'un brassage mensuel et quelques additifs sont souvent suffisants. Mais, bon… par prudence et précaution, on réservera le compost obtenu aux fleurs et aux arbustes ; à moins de le disperser dans une plus grande quantité de compost d'épluchures, de feuilles et de gazon tondu. Mélangé à une quantité deux ou trois fois plus grande de déchets végétaux, on obtiendra après un ou deux ans un humus absolument irréprochable. Si le compost est ensemencé en lombrics aesenia fetida, le résultat sera encore amélioré et utilisable plus rapidement en toute sécurité. Mais, si l'on n'apporte pas tout le soin nécessaire à une bonne biodégradation, si l'endroit où se situe le compost est mal adapté, s'il est trop froid ou trop chaud, s'il est trop sec ou trop humide, s'il est trop riche en ceci et pas assez en cela, le résultat peut ne pas être atteint.

La destruction des microbes et parasites pathogènes demande le respect d'une méthode précise. Souvenons-nous seulement que, si les bactéries doivent être préservées, les virus et parasites, très résistants, doivent être détruits au plus vite. C'est très important sinon l'expérience peut avoir de graves conséquences sanitaires et prêter le flanc à une interdiction pure et simple. On a retrouvé des salmonelles à plus de cinq cents mètres de latrines extérieures pourtant soigneusement conçues et fabriquées. L'OMS pense que le virus de l'hépatite peut résister deux ans dans une fosse à eau. Les helminthes, minuscules vers invertébrés très dangereux, survivent normalement un ou deux mois dans une fosse à compost et, épandus trop tôt dans un jardin, peuvent pondre leurs milliers d'œufs quotidiens pendant sept ans. Prudence, prudence, donc. Ici encore, apprendre et suivre la bonne méthode est la seule façon de réussir son coup. Et je vous recommande à nouveau le livre de Brigitte Baronnet de l'association Héol - La Maison Autonome (cliquez ici), qui a mis au point une méthode simple et efficace de "réacteur à compost".

Autre aspect de la question : le bouclage d'un cycle biologique trop court dégénère rapidement. La nature a besoin de brassage et le compost humain devrait plutôt enrichir les sols que d'autres espèces fréquenteront. Chez les plantes et les animaux, ce phénomène de refus est naturel. Les vaches ne broutent pas l'herbe poussée sur leurs bouses, tandis qu'elles apprécient celle qui pousse sur le crottin de cheval et inversement. Car en effet, chaque espèce consomme des oligo-éléments particuliers et un circuit trop court entre les déchets et les nutriments provoque des carences. C'est ainsi que, dans les champs, on pratique l'assolement, on fait tourner les cultures. De même avec l'être humain : l'utilisation exclusive de ses propres déjections pour faire pousser des légumes appauvrit petit à petit le sol cultivable. Là encore, on peut compenser en suivant certaines recommandations.

 

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