Editions de La Pierre Verte

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La récupération de l'eau de pluie, puits, sources

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PUITS ET SOURCES

Prudence, prudence… Il faut ici mettre en garde contre l'idée, jolie certes mais risquée, de boire l'eau de son puits ou de sa source. Pas que boire d'ailleurs : en France, l'eau des puits et des sources est souvent si polluée qu'on en déconseille vivement l'usage, même pour arroser un potager ou abreuver des animaux. Vous ne voudriez pas que vos moutons ou votre cheval tombent gravement malades, non ? Il n'y a guère que le lavage des sols ou de la voiture pour lesquels une eau de puits est sans danger.

Avant toute chose, le mieux est de prendre contact avec la DDASS afin d'obtenir des renseignements sur les risques de pollution et les modalités de déclaration et de contrôle. C'est auprès de sa mairie que l'on trouve tous les renseignements, restrictions, déclarations, autorisations, nécessaires à l'utilisation et à la consommation de l'eau d'un puits ou d'une source à titre privé. N'oublions pas que toute personne exploitant une source privée à usage alimentaire est responsable de la qualité de cette eau. L'usager doit formellement empêcher toute connexion entre l'installation privée et le réseau d'eau public.

L'eau des puits et des sources privées ne fait l'objet d'aucune surveillance sérieuse. Pourtant, elle est souvent saturée de nitrates et de produits phytosanitaires toxiques et peut facilement se retrouver contaminée par des agents microbiens infectieux, particulièrement à proximité de fosses septiques, d'égouts, de stations d'élevage en batterie, qui dispersent des pollutions fécales dans l'environnement, quelquefois sur de longues distances. Si l'on dispose d'un point d'eau qui ne semble pas menacé par la proximité d'installations industrielles, ni par celle de terres cultivées intensivement, ni par un élevage, une protection de cette ressource est néanmoins nécessaire. En premier lieu, le terrain alentour devra être drainé et les abords du point d'eau aménagés avec un dallage propre et sec. L'accès aux animaux sera empêché et le puits ou la source sera recouvert ou finement grillagé de façon à ce que rien ne puisse tomber dedans, surtout pas une souris, un oiseau ou de trop nombreux insectes.

N'oublions pas de faire faire régulièrement des analyses, surtout après de fortes pluies succédant à une période sèche car c'est alors que de grandes quantités de polluants de surface s'infiltrent et rejoignent les nappes aquifères. Il suffit d'apporter un échantillon de l'eau dans un flacon de verre bouché à son pharmacien et de lui en commander l'analyse. On peut aussi s'adresser à la DDASS qui dispose de ses propres laboratoires. Si le moindre doute s'installe, il est préférable de renoncer à utiliser l'eau qui était disponible.

C'est ainsi : nous ne retrouverons la liberté de boire les eaux jaillissantes qu'après une révolution technique et quelques décennies de patience vers un retour à la normalité naturelle. Des experts estiment qu'il sera nécessaire de geler 1% de notre territoire national pour sauvegarder nos ressources en eau, en qualité comme en quantité. Ce sera une action difficile à mener, puisque, sur ce 1%, aucune activité polluante ne sera admise. En attendant l'application de mesures efficaces pour que notre eau retrouve des jours meilleurs, mieux vaut réserver l'usage d'une source ou d'un puits, même apparemment sains, à l'irrigation et aux lavages. Pour la boisson et l'hygiène corporelle, on restera plus prudent.

 

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