Editions de La Pierre Verte

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La récupération de l'eau de pluie, puits, sources

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COMMENT FAIT-ON ?

LA CITERNE OU CUVE

~ Un bon compromis pour obtenir, avec de modestes moyens, une économie maximale (mais limitée par rapport à l'autonomie réelle) est de compter environ 1.200 litres par personne. Cinq mètres cubes pour une famille de quatre, avec le maintien de l'adduction sur le réseau collectif. Des citernes en béton préfabriquées existent et l'alcalinité de leur matériau est compensée par la légère acidité de l'eau de pluie. Par précaution, acheter du matériel labélisé. Une citerne de 5.000 litres coûte 1.000 euros environ. Certaines sont équipées de dalles filtrantes, un moyen très pratique de filtrer l'eau avant qu'elle ne se stocke. Des réservoirs en matière synthétique peuvent faire l'affaire dans certains cas et on préférera alors, pour des raisons écologiques déjà vues, les citernes en polypropylène à celles en Pvc. Mais ces citernes synthétiques ne seront pas capables d'équilibrer le pH de l'eau recueillie comme le font les citernes en matière minérale et elles ne présentent pas toutes les garanties souhaitables. Bien entendu, si la réserve est vide durant l'été, il est pratique d'être encore connecté au réseau. Des systèmes de plomberie très simples, avec clapets anti-retour obligatoires, permettent donc une alimentation mixte.


~ En totale autonomie dans une région sans période de sécheresse, la capacité du réservoir sera de 8.000 à 15.000 litres. Cela peut paraître important mais c'est la taille correcte pour tous les usages. Le calcul est le suivant : la citerne doit contenir l'eau utilisée par la famille pendant quatre mois, l'arrosage du jardin étant fait avec des eaux usées. On diminue cette contenance de la moitié de la pluie normalement récupérable en été. Concrètement, il s'agit d'installer une grande cuve de stockage. Le mieux est de l'enterrer car elle restera à bonne température mais le volume de l'excavation est énorme pour accueillir une citerne de 8 à 15 m3 de contenance. C'est donc au moment du creusement des fondations de la maison qu'il est le plus astucieux d'aménager ce grand trou, lorsque la pelleteuse est sur place. Son emplacement devra être proche de la maison pour simplifier la tuyauterie, au nord si possible pour rester au frais. Il est intéressant de mettre en place des plantations ombragées couvrant l'emplacement, des bambous avec l'avantage de ne pas perdre leur feuilles. On devra aussi prévoir un drainage performant du terrain à un mètre tout autour de la cuve, ainsi que la disposition optimale des canalisations du trop-plein, et même l'emplacement d'un cabanon bien isolé du froid qui accueillira la pompe, les appareils de filtration et un petit matériel d'analyses. Le trop-plein ne devra pas conduire aux égouts pour éviter toute contamination, l'idéal étant d'installer un réseau d'épandage souterrain de l'eau en excès, vers la pelouse ou le potager.

~ Il existe des systèmes tout faits, de belles cuves de 7.000 litres toutes équipées, avec les filtres, régulateurs, pompes qui vont bien. Et toute le reste : regard, canalisation, etc. Ça c'est pratique, sûr et vite fait.



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