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La récupération de l'eau de pluie, puits, sources

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L'EAU DE PLUIE EST-ELLE GRATUITE ?!

Récupérer l'eau de pluie a plusieurs avantages : qualité de l'eau, économies sur la facture, meilleure efficacité des lavages, renouvelabilité infinie et même un soulagement des évacuations pluviales capable de favoriser de salutaires changements dans notre politique d'assainissement nationale. Qualité, économies, respect de l'environnement. On craint souvent que l'eau de pluie ne soit pas aussi saine que l'eau du robinet. C'est dommage car l'eau de pluie est assez parfaite quant à son pH, à peine douce, tandis que l'eau de distribution est souvent trop acide ou trop basique, trop douce ou trop dure. Comme indiqué par Annette Elens-Kreuwels "l'eau de pluie est plus saine et moins contaminée que l'eau de distribution et on a donc tout avantage à s'en servir". Elle est idéale pour l'arrosage du jardin et les différents lavages. Pour l'utiliser à la cuisson des aliments et à la boisson, il est inutile de la traiter, une simple filtration par céramique et charbon actif suffira. Pour toute garantie, choisissons la pose d'un osmoseur La cuisson des légumes à l'eau de pluie conserve leur croquant et l'eau de pluie a de bonnes qualités gustatives, on dit organoleptiques.

Rappelons que l'un des plus importants problèmes concernant l'évacuation des eaux est celui de la régulation des flux en zone urbaine, dû aux quantités formidables d'eau de ruissellement captées par les surfaces étanches des toits, parkings, routes, etc. On sait que, à la suite d'orages, les flux surabondants génèrent des pollutions entre les réseaux, mélangent les pollutions domestiques (eaux grises, eaux brunes) avec les pollutions d'origine automobile en les rendant difficiles à traiter. Les eaux en excès obligent à la création de canalisations et de bassins de retenue gigantesques et onéreux. Près de la moitié du coûts de traitement des eaux vient ainsi des problèmes de flux d'eaux pluviales. C'est au point qu'en Allemagne les taxes locales sont minorées si l'on récupère son eau de pluie. S'équiper à la maison d'un tel système a donc plus d'un avantage. Que ce soit pour soi-même, pour son porte-monnaie ou pour la collectivité, la récupération de l'eau de pluie est un excellent investissement. Par sa mise en place, on s'oriente vers l'autonomie de l'habitat, le seul grand mouvement écologique capable de tout changer. Et même si l'on préfère boire de l'eau sans prendre de risque, rappelons-nous que 2 litres d'eau de boisson sont nécessaires par jour, ce qui représente 60 litres par personne et par mois seulement.

La rentabilité de la récupération de l'eau de pluie est variable selon les endroits. Si l'on parvient à économiser les trois-quarts de sa consommation d'eau d'adduction, il reste néanmoins les frais de l'abonnement et il faut donc ne compter que l'économie sur les mètres cubes. Admettons que la consommation soit réduite de 100 mètres cubes d'eau par an dans de bonnes conditions (récupération de la pluie et robinets économiseurs), l'économie sur l'achat de l'eau variera de 80 euros à près de 500 euros selon les régions. Oui, c'est l'échelle de disparité des tarifs, la moyenne nationale étant à 2,5 euros le mètre cube, ce qui donne environ 250 euros d'économie annuelle pour la plupart d'entre nous. Un équipement de récupération d'eau n'est pas ruineux : un bac de décantation, un gros filtre placé avant une cuve de 4.000 litres avec regard et trop-plein, et une pompe performante, le tout pour 1.500 euros à la louche. Un système plus performant, avec petite cuve béton conçue pour, les clapets, pompe, régulateurs, trop-plein, tranchée profonde, addution, et autres matériels dédiés, représente un budget de 5.000 euros. Soit, selon le lieu et le type d'installation, un amortissement entre 3 et 20 ans, mais cinq ans en moyenne. Si l'on parvient à se passer de l'adduction, l'amortissement sera de 70 à 200 euros supplémentaires chaque année, correspondant au prix de l'abonnement, mais le réservoir devra être deux ou trois fois plus grand, entre 7 et 10.000 litres, ce qui représente encore 2.000 euros supplémentaires environ.

Voilà donc un aspect de la construction d'une maison qui mérite qu'on s'y intéresse tout de suite. L'expérience est tentante mais elle demande quand même une adaptation du projet architectural pour être réellement efficace. De l'implantation de la cuve de stockage à l'aménagement d'une station de potabilisation en passant par l'adaptation des gouttières et la pose de filtres efficaces, récupérer de l'eau de pluie est une affaire assez technique. Par contre, si l'on se contente de récupérer l'eau pour l'arrosage du jardin, de simples bidons installés à l'ombre et au frais suffiront. C'est un équipement très simple à réaliser et quasiment gratuit avec la récupération de gros récipients. À peine amélioré, il peut également alimenter les WC, un bon quart de notre consommation.

La conformation d'un terrain joue un rôle principal pour gérer l'eau de pluie et l'assainissement, voire l'énergie. La pente peut être mise à profit pour assurer les écoulements gravitaires. Si la maison est postée en haut, l'eau tombée sur le toit pourra facilement être stockée au pied du bâtiment pour servir, en contrebas, à l'arrosage du jardin et du potager. Logique. De même, les évacuations sanitaires seront efficaces ou difficiles selon la dénivelée entre le plancher de la maison et la station d'épuration naturelle ou le réseau collectif des égouts. Il est recommandé une inclinaison de deux centimètres par mètre, ce qui veut dire que les évacuations sanitaires devront surplomber le point de raccordement au système d'évacuation de deux centimètres supplémentaires à chaque mètre de distance. Si la maison est à cinquante mètres des canalisations du réseau d'assainissement, elle devra être au moins un mètre plus haut que le point de raccordement.
 

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