Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Monomurs de béton cellulaire

La seule critique réaliste concernant le béton cellulaire est la présence de ciment dans le matériau de base lui-même, un ciment sélectionné pour sa qualité comme je l'ai déjà indiqué, du clinker, mais dont la fabrication reste coûteuse en énergie. Ce ciment représente quinze à trente pour cent de la pâte qui va être ensuite remplie de bulles, la variation du pourcentage tenant à la destination finale des éléments de construction. La fabrication des blocs est, elle, très économe en énergie, ce qui compense. L'absence de mortier de construction vient dans le calcul global et on peut donc affirmer que la consommation de ciment par rapport à une maison en parpaings ou de briques d'argile ordinaires est nettement moindre. Avec le bilan sur le transport des matériaux au chantier, avec le bilan en terme de jours travaillés, avec le bilan en terme d'émanations chimiques ou atomiques, avec le bilan en terme de durabilité, de solidité et de possibilités constructives, avec le bilan en terme de disponibilité de la matière première et de gestion des déchets, avec le bilan en terme de compromis d'isolation et d'inertie thermique, on trouve dans le béton cellulaire un matériau vraiment positif. Et je n'ai aucune action dans le capital de Xella, leader dans ce domaine, entreprise allemande qui réunit Ytong et Siporex sous une même marque, fabricant et distributeur de la Thermopierre, mais aussi des panneaux de Fermacell, un autre produit écologique, type placoplâtre BA13, mais beaucoup plus sain, plus efficace et bien trop peu employé chez nous.
 
Pour terminer, je suis allé visiter l'usine Xella de Bourgoin-Jallieu. En pleine campagne et sous les arbres, une petite unité industrielle aux bâtiments bien isolés, et pour cause, qui ne dégage aucune fumée visible ni aucun effluent liquide dans l'environnement. Le four de la cuisson ne chauffe pas au-dessus de cent soixante-dix degrés et il utilise du gaz naturel, c'est très modeste. L'énergie est récupérée pour le chauffage des bâtiments et bureaux. Des mesures locales sur la pollution de l'air et de l'eau, en termes de rejets dangereux comme de contribution aux changements climatiques et à l'acidification atmosphérique, démontrent que le procédé de fabrication du béton cellulaire silicocalcaire a un très faible impact sur l'environnement, vingt fois moins pour l'air et trois à cinq fois moins pour l'eau que les briques d'argile cuite, par exemple.  Deux autres usines Xella de production existent, près de Bordeaux et de Paris, pour permettre une couverture du territoire facilitant les livraisons à proximité. Encore un argument à mettre dans la balance.
 


 
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