Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Monomurs de béton cellulaire
En rénovation d'ancien, on souhaite souvent améliorer l'isolation du bâtiment sans perdre le bénéfice de la pierre ou de la terre des vieux murs. Des blocs étroits de béton cellulaire silicocalcaire permettent le doublage des parois externes, au Nord particulièrement, la méthode la plus profitable en terme d'isolation des habitations. Entre la paroi à construire et l'existant, on remplira de billes d'argile ou de panneaux de liège, et ce sera le top.  En rénovation encore, la légèreté des blocs de béton cellulaire autorise leur utilisation dans des chantiers de réhausse, lorsque les fondations ne peuvent tolérer de surcharge importante. Cette légèreté facilite aussi le transport des blocs à pied d'œuvre lors de l'aménagement de combles, par exemple, ou pour des chantiers en hauteur ou difficiles d'accès.
 
Le béton cellulaire est un matériau un peu plus coûteux que les autres. Ceci dit, la part des matériaux de construction étant faible dans le coût global d'une habitation ordinaire, le surcoût ne dépassera par deux mille euros par rapport aux briques monomurs d'argile porosée, par exemple. Mais il s'agit bien d'un matériau pour passer les décennies, sain et sécurisant, qui donne une vraie valeur au bâtiment. Les économies de main-d'œuvre, elles, sont très importantes et devraient compenser largement, si le béton cellulaire était plus généralisé et mieux connu.

Les artisans capables de mettre en œuvre les blocs de béton cellulaire sont légion. Enfin... devraient l'être, puisque bâtir avec ces blocs est plus simple, plus facile et plus aisé que de bâtir en briques creuses classiques ou en parpaings de ciment, avec leurs joints épais et leurs tonnes de mortier. Pourtant, les artisans hésitent, restent timides, ont peur de l'inconnu ou du "qu'en dira-t-on". Souvent aussi, ils ont des habitudes incompatibles avec les matériaux de construction monomurs isolants. On ne doit pas les percer, par exemple, alors que les maçons sont habitués à faire des trous dans les parpaings pour y passer des serre-joints si besoin. De même, ils n'hésitent pas à bourrer un parpaing de ciment pour renforcer un coin. Pour eux, construire avec des monomurs isolants demande de former les employés, de donner des instructions claires, de se soucier de la qualité du résultat final, ce qui empêche de faire n'importe quoi.
 
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