Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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François Desombre

La Pierre Verte C'est donc un chômeur de longue durée, presqu'à la cinquantaine, qui se présente chez l'assistante sociale avec son nouveau projet. Et il faut faire vite. Heureusement, les interlocuteurs sociaux comprennent bien et, en les bousculant un peu, François parvient à créer sa maison d'édition en deux mois à peine. Il reçoit un soutien financier de l'Adie, une association fournissant du micro-crédit aux entrepreneurs démunis.

Ses bonnes connaissances de la gestion permettent à François de structurer son entreprise. Les éditions de La Pierre Verte voient le jour en octobre 2004. Elles réalisent elles-mêmes et publient aussitôt le livre "J'attends une maison" à 6.000 exemplaires, ceci grâce à de bonnes conditions obtenues auprès d'un imprimeur, vieille connaissance de la période DocDif / Flash-Back.

ImageDepuis lors et grâce à une somme de travail considérable, avec l'aide de Martine Motte (entreprise @ction.tel) comme commerciale et de Laurence Leclerc (salariée) comme assistante, François Desombre mène les Editions de La Pierre Verte dans un développement passionnant, ce site en étant la dernière expression.

La vague de l'écoconstruction commence à peine à déferler... Les éditions de La Pierre Verte œuvrent à en être le reflet comme la référence.

ImageFrançois et Martine participent à de nombreux salons et foires bio en France pour y proposer le livre et des conférences. Au début, parler de l'habitat écologique c'était informer sur les dangers sanitaires de la construction moderne. Ensuite, c'était évoquer l'impact environnemental de l'habitat. Et puis, plus récemment, c'était proposer des solutions pour qu'une maison écologique ne soit pas plus chère qu'une autre. Ainsi, François expliquait qu'une maison compacte, ronde, légère avait tous les avantages en terme de consommation énergétique, aussi bien à la construction qu'à l'usage ainsi qu'en terme de solidité, d'intégration à la nature, etc. Mais, à la fin de ses conférences, le public demandait "Mais on peut l'acheter où cette maison ronde et écologique dont vous parlez ?" Au bout d'un certain temps, lassé de répondre "Je ne sais pas, voyez avec un architecte", François se décide à fabriquer cet habitat dont il rêve pour tous. Et c'est la création de l'Ecoquille en 2007, un nouveau challenge, redoutable celui-ci. Il y met toute son énergie, toute ses convictions, tous ses moyens. C'est un véritable paquebot qu'il faut lancer et, depuis lors, François travaille d'arrache-pied pour rendre accessible cet habitat nouveau, capable de répondre aux défis de notre temps.

 

La Pierre Verte :

À l'origine, ce nom était employé depuis de nombreuses années par les grands enfants de François et leurs nombreux copains. Il désignait et désigne toujours la vieille maison de Garrigues, dans le Tarn où François vit maintenant. La bande des Pierrevertois s'y donne rendez-vous pour toutes les fêtes et cette maison sert même parfois de boîte aux lettres commune durant les vacances, si bien que l'adresse "La Pierre Verte, Maison du Jardinier" est connue du facteur depuis longtemps. Deux Pierrevertoises ont même fabriqué une pierre verte officielle, un gros galet peint qui trône sur son coussin rouge à l'entrée de la maison ! C'est Guilhem qui, la première fois, a paraphrasé Mel Gibson dans "Braveheart" en criant aux copains : "Rendez-vous à Garrigues, rendez-vous à la Pierre Verte".

Ce nom a paru tout indiqué lorsqu'il fallut en trouver un pour la nouvelle maison d'édition. Il était déjà là et n'attendait que cela !

 

La Pierre Verte, bis…

À l'époque où on la travaillait savamment, la pierre pouvait être verte ! Oui, verte de carrière, même. C'est le terme que l'on employait pour désigner la pierre extraite en fin d'hiver, naturellement gorgée d'humidité, propice à une taille plus douce et précise.  Elle est tendre et les coups portent sans dissonance dans le bloc d'un demi-mètre. On taille plus fin, on hache moins. Mais la pierre est plus fragile, plus lourde, gélive. Jean-Jacques Odorico explique qu'il faut la protéger, lui éviter le gel en la paillant dans le hangar. Et puis, ce qu'il y a de bien avec la pierre verte, c'est qu'après la taille, l'eau qui s'en échappe draine des sels, formant en surface un calcin protecteur au contact de l'oxygène de l'air. Quand je vois ça, je me dis qu'il y a tant à réapprendre... Les anciens savaient tant de choses... Dans les campagnes, les dés de pierre qui soutenaient les poteaux des hangars étaient taillés avec ces soins. C'est ainsi qu'ils tiennent mille ans.
 
 


 
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