Editions de La Pierre Verte

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La phyto-épuration et autres systèmes

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PROBLÈMES RÉGLEMENTAIRES

L'assainissement individuel autonome, tel que nos autorités le conçoivent, fait le plus souvent appel à des fosses anaérobies qu'il faut vider de temps en temps. Mais les systèmes écologiques, comme les toilettes sèches, la biofiltration et le lagunage exposés ci-dessus, parviennent à un traitement amélioré par rapport à ce que les textes recommandent. Encore faut-il que nos interlocuteurs, mairie, DDT, et surtout la DDASS, reconnaissent ces procédés et qu'ils acceptent de les voir remplacer ceux dont ils ont l'habitude. Dans certains cas, il semble que l'administration ne veuille prendre aucun risque et ce sera un long parcours que de parvenir à faire, une fois de plus, la preuve du bien-fondé de l'alternative choisie. Mais selon Bernard Boussard, responsable chez Épur'Nature, la DDASS change d'attitude selon les départements. Au final, tous ceux qui ont engagé ces démarches sont parvenus à leurs fins, souvent grâce à des associations qui les ont documentés et ont fourni des données chiffrées suffisamment probantes.

Certains fonctionnaires se sont ouverts à la nouveauté et, avec la prise de conscience écologique, il leur arrive de tendre une oreille intéressée et d'adopter un attitude constructive à l'égard des projets bien conçus. Des communes françaises pratiquent l'épuration naturelle collective et leur expérience donne à tous la preuve de la pertinence de ces alternatives.

Deux comportements sont possibles. Le premier consiste à faire les choses discrètement sans rien demander à personne et en se tenant prêt à maquiller son installation en fosse étanche hydraulique, un procédé de très mauvaise qualité, risqué et malsain mais toléré, lui, par l'administration. Il suffit pour cela de jeter de l'eau par-dessus, d'ajouter du superphosphate et de dire que l'on appellera le camion-vidange bientôt.

Mais bon… Le mieux c'est quand même de rester dans la légalité. Or actuellement, on peut dire que la DDASS,  la DDT et les SPANC ne sont pas défavorables aux installations d'épuration naturelle autonomes. Véolia, beaucoup plus... Mais côté administration, c'est pas bloqué, en fait. Pour se donner une chance de réussir, présenter des références, des plans de construction, des études de sol, des photos et résultats d'analyses d'installations existantes, la méthode d'entretien prévue et sa périodicité, l'engagement à faire des analyses et à en présenter les résultats, etc. On ne vous donnera pas d'autorisation écrite mais on vous donnera l'obligation de présenter des analyses périodiques (assez coûteuses) et de les leur fournir pour contrôle, ce qui n'est pas injuste finalement.

Maintenant, même si l'installation est tolérée, il reste que des contrôles inopinés sont toujours possibles et l'entretien d'une installation écologique d'assainissement autonome doit donc rester rigoureux. Les faux pas sont interdits, nocifs, et, de plus, ils discréditeraient les procédés alternatifs. Choisir l'épuration naturelle doit donc être assumé entièrement, en pionnier militant des modes de vie de demain et du respect du bien collectif.


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