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La phyto-épuration et autres systèmes

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LE TRAITEMENT INDUSTRIEL DES EAUX DOMESTIQUES

Si des toilettes sèches sont adoptées, les différents processus d'assainissement collectifs ont encore plus de chances d'être efficaces sur les seules eaux grises que nous aurons à traiter en autonomie.

~ Pour le traitement des eaux usées, les grandes compagnies utilisent des procédés biologiques capables d'épurer toutes les eaux usées domestiques, y compris les eaux-vannes ou eaux brunes. Description : "les traitements biologiques reproduisent, artificiellement ou non, les phénomènes d'auto-épuration existant dans la nature. Les techniques d'épuration biologique utilisent l'activité des bactéries présentes dans l'eau, qui dégradent les matières organiques. Ces techniques sont soit anaérobies, c'est-à-dire se déroulant en l'absence d'oxygène, soit aérobies, c'est-à-dire nécessitant un apport d'oxygène. En France, c'est le procédé biologique des boues activées qui est le plus répandu dans les stations".

Parmi les traitements biologiques, on distingue les procédés extensifs et les procédés intensifs. Le principal procédé extensif est le lagunage qui utilise la capacité épuratrice de plans d'eau peu profonds, moins d'un mètre. Concrètement, les eaux usées sont envoyées dans une série de bassins. L'oxygène est apporté par les échanges avec l'air et par l'activité de photosynthèse des microalgues de surface. La pollution organique se dégrade sous l'effet des bactéries présentes dans le plan d'eau. Le rayonnement solaire, lui, détruit certains germes. La durée de séjour des eaux usées dans les bassins peut atteindre 60 jours et les eaux à traiter doivent avoir subi une décantation. Ce mode d'épuration élimine près de 90% de la demande biochimique en oxygène, la DBO, 20 à 30% de la pollution azotée, et il contribue à une réduction très importante des germes. Il a cependant l'inconvénient d'utiliser de très grande surfaces et de ne pas offrir de rendement constant.

Parmi les procédés intensifs, qui regroupent des techniques faisant appel à des cultures bactériennes, il existe deux grandes catégories. Les installations à cultures libres, tout d'abord, dans lesquelles la culture bactérienne est maintenue en suspension dans le courant des eaux à traiter. Les installations à cultures fixées ensuite, où la culture repose sur un support granulaire fin ou de cailloux. La technique des lits bactériens consiste à faire ruisseler les eaux à traiter sur un support solide où se développe une culture de micro-organismes épurateurs, le biofilm. Un clarificateur doit être placé en aval pour éliminer les boues résultantes. Un décanteur est également placé en amont pour éviter les colmatages. Le rendement maximum de cette technique est de 80% de la DBO. Peu utilisé, ce procédé équipe néanmoins près de 10% du parc français des stations d'épuration.

La biofiltration utilise une culture bactérienne fixée sur un support granulaire fin immergé dans un bassin. Le milieu granulaire sert à la fois de filtre et de support aux cultures bactériennes. Cette installation offre donc la possibilité de réaliser conjointement la dégradation des matières polluantes et la clarification des eaux usées. Les matières utilisées pour le support sont soit naturelles comme la pouzzolane, l'argile expansée, les schistes, soit synthétiques. Quel qu'il soit, le matériau retenu doit se caractériser par son action filtrante et permettre une fixation maximale des cultures biologiques. Un système d'aération apporte l'oxygène nécessaire à l'intérieur du filtre. Si ceci ne peut se faire mécaniquement, on fait appel à des plantations de roseaux ou de phragmites dont les racines enchevêtrées sont toujours garnies de microbulles d'air fort opportunes. Mise au point dans les années 80, cette technique élimine 90% de la DBO et peut également éliminer l'azote. Elle présente l'avantage d'installations compactes.

Le lagunage et la biofiltration, aidés ou non par les plantes, sont des procédés d'épuration naturelle. Ils demandent seulement un peu de place et une pente naturelle pour la création de plans d'eaux successifs, souvent trois, voire plus. Avant d'adopter l'un de ces systèmes d'assainissement, je conseille vivement de lire des livres sur le sujet donnant les détails de réalisation.

J'ai présenté ici les principes de base de systèmes officiellement employés dans certaines communes françaises et reconnus par les grandes sociétés de gestion de l'eau. L'administration ne peut donc refuser un système d'assainissement autonome qui ferait appel à ces procédés naturels si ce système est réalisé par une entreprise qui maîtrise l'installation des équipements et leur fonctionnement. Mais l'écologiste peut améliorer ces systèmes et utiliser la biofiltration en plus des équipements réglementaires.


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