Editions de La Pierre Verte

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L'Autonomie en Photovoltaïque

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UN AUTRE PARADIGME : LA DOMESTICATION DE L'ÉNERGIE

Il existe un facteur inéluctable qui rendra l'individualisation de la production électrique pressante à court terme, c'est la crise du cuivre. On en parle déjà : il n'y aurait plus de cuivre pour faire des lignes électriques, nous dit-on. Et c'est tant mieux, je trouve. De toute façon, je vois mal des centrales atomiques ou au charbon en Afrique. Une production centralisée avec fils et poteaux le long des pistes ! Si c'était possible et vu les relations de la France avec le continent africain, il est certain qu'EDF auraient commencé les travaux. Dans les villes, il y a bien des centrales. Mais bon, pour la campagne ? Que ce soit en Afrique ou ailleurs, relier tout le monde à une production électrique centralisée va bientôt ne plus être possible et le choix de l'autonomie des habitations s'impose. Si on le fait partout, on va en retrouver du cuivre ! Imaginez que la France remplace toutes les centrales par des installations de production individuelles. En voilà du fil électrique à récupérer, une vraie mine à ciel ouvert ! Et 274.000 pylônes à ôter du paysage, sans parler des poteaux le long des routes.

Dans 40 ans, le nombre de petits producteurs indépendants sera devenu considérable, ne serait-ce qu'en Afrique, et l'électricité va échapper au contrôle des grands groupes. Regardez les ordinateurs : il y a 50 ans, il n'y avaient que de grosses unités centrales dans les centres de recherche, les universités, les sites militaires, les grandes administrations. On ne pouvait accéder aux puissances de calcul que par un terminal, sous réserve d'avoir le privilège d'une connection. Derrière l'écran, qu'est-ce qui rugissait ? Les gros IBM de l'époque n'avaient pas la puissance de la plus simple tablette d'aujourd'hui (on compte en Mips). Et pour l'énergie, c'est pareil : il y a trop d'innovations indépendantes de tous les cotés et dans tous les pays pour que l'évolution ne suive pas le même chemin, à savoir une décentralisation majuscule de la production. Les téléphones portables autonomes sont dans les cartons avec le film photovoltaïque transparent qui les recouvre, les peintures photovoltaïques pour l'automobile aussi. On parle de l'E.Cat, brevet universitaire italien, un groupe électrogène capable de fournir plusieurs fois la consommation d'une maison familiale et de ses véhicules électriques (auto, scooter, vélos), ceci grâce à une machine silencieuse, de la taille d'une malle et ne demandant qu'une vingtaine d'euros de nickel en poudre par an. Il y a toutes les recherches à mener dans le sillage de Nikola Teslas, sur lesquelles sont déjà penchés les constructeurs de véhicules électriques (recharges rapides, stockage, etc). Il n'y a qu'à voir aussi le nombre de bricoleurs savants, de passionnés qui expérimentent toute sortes de nouveautés et ne se font plus écraser par d'intempestifs camions. On trouve même en magasin des horloges électriques qui s'alimentent sur une pomme de terre ! Oh non, ce n'est pas fini : la domestication de l'énergie est une voie d'évolution à laquelle nos sociétés s'adonnent déjà sous nos yeux.

Si jusqu'ici beaucoup hésitent à produire eux-mêmes leur énergie, c'est parce que l'investissement, sympathique certes, paraît quand même important. La méthanisation des déchets organiques, par exemple, demande de grosses machineries et elle ne peut concerner que les villes ou les grosses exploitations agricoles. Ne parlons pas de l'énergie hydraulique, la plus intéressante pourtant, car tous les cours d'eau naturellement exploitables le sont. Pour une centrale au fil de l'eau, l'investissement est élevé, jusqu'au million d'euros, même si la rentabilité est très forte et constitue une rente confortable pour certains propriétaires chanceux. Des micro-turbines apparaissent aujourd'hui, capables de fonctionner dans de très petits cours d'eau ou dans des canalisations mais cela reste encore marginal. De même avec l'éolien, il faut y mettre le prix ou bien les jours sans vent, on reste en panne. L'éolien, c'est plutôt du ressort de ceux qui le font aujourd'hui, des gestionnaires de parcs reliés au réseau. Pour l'habitat individuel, il faut être vraiment "bien placé" pour profiter d'un vent fréquent et disposer par ailleurs de beaucoup beaucoup de batteries. Il est vrai que si les accumulateurs étaient plus propres et moins chers, l'éolien retrouverait de l'intérêt pour les installations autonomes familiales en sites isolés.

De fait, les techniques évoluent sans cesse et ça ne fait pas très longtemps que l'on peut réellement se poser la question de produire son énergie à la maison. Ces deux dernières années, le prix des panneaux photovoltaïques, seule solution universelle à l'heure actuelle, a été divisé par deux ou presque. Pression chinoise, certes, mais également production d'électricité photovoltaïque (PV) de plus en plus massive dans le monde entier. Obtenir de l'énergie directement grâce à des panneaux de silicium devient accessible à tous et sa rentabilité est dorénavant attestée.

Personnellement, je suis convaincu que c'est la meilleure solution actuelle, surtout quand on voit que, tous les dix ans, les panneaux PV coûtent deux fois moins cher et produisent deux fois plus. Dans l'informatique, c'était tous les ans mais ça se calme. Pour la production électrique, ça ne se calmera pas de si tôt et je suis absolument convaincu que la production de l'énergie finira par s'atomiser. Je veux dire "s'individualiser", pas "atomiser" au sens des frères Shima (Hiro et Fuku). Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 16% de panneaux PV en plus en 2013 et cette croissance va forcir avec l'arrivée du Japon dans les grands acheteurs, au 2ème rang mondial en 2013, pour remplacer peu ou prou ses 52 réacteurs atomiques, dont 3 en fusion incontrôlée... D'ailleurs, l’industrie nucléaire est entrée dans une phase de déclin, probablement irréversible, puisque la part de l'atome dans l’électricité mondiale s’est effondrée de 17% à 9%. Le réacteur EPR finlandais est en cours d’abandon. Par contre, le photovoltaïque a de l'avenir semble-t-il, grâce à l'apparition des premiers générateurs photovoltaïques organiques avec 40% de rendement, grâce à l'adoption de systèmes optiques (comme des globes oculaires), et bien d'autres nouveautés qui, ensemble, réinventent peu à peu ce que fait la nature depuis des milliers de millénaires. Vous verrez que, globalement, on finira par réinventer la feuille d'arbre ! En tout cas si transformer l'énergie du soleil directement en électricité a été jusqu'ici réalisé de façon frustre, "préhistorique", de nouvelles pages sont en train de s'écrire...


C'EST MAINTENANT OU PEUT-ÊTRE JAMAIS...

De surcroît, il n'y a plus aux français à s'inquiéter de l'amortissement d'une installation de production électrique autonome puisque, tout additionné, les frais de conformation à la réglementation électrique, ceux de raccordement au réseau et les matériels "économes" atteignent maintenant le même prix. Économe, ça coûte un bras, on le constate encore et toujours. Autonome, c'est, en toute simplicité, un changement de société qui paraît mondialement inévitable.

Là, en 2014, on est dans une fenêtre de tir ! Jamais les panneaux et matériels n'ont été aussi peu chers et productifs. Jamais, en France, les règles de construction n'ont été aussi contraignantes et ça n'a pas fini de se durcir. Du coup, faire le pas de l'autonomie électrique n'a jamais été aussi intéressant. On ne parle plus d'investissement à rentabiliser, comme avant. Non, c'est dès le choix de départ que l'on verra les coûts se réduire. Contrairement à il y a dix ans, il est maintenant moins coûteux de se passer d'EDF que de respecter toutes les obligations et frais dus au raccordement à son réseau. Ça ne va pas durer longtemps, soyez en certains. Pour l'instant, personne n'en parle et il n'y a pas suffisamment de candidats à l'autonomie énergétique pour effrayer dans les beaux ministères. Mais ça ne durera pas. Ma main à couper que les lobbies vont réagir et nous pondre des projets de loi pour freiner nos ardeurs écologiques et "liber-terre" (comme dit Dominique Guillet). 2014: il faut en profiter avant que les institutions ne comprennent le coup.

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- Une maison sans chauffage, ou si peu
- Le choix de l'électricité
- Quels besoins en électricité ?
- Coût du photovoltaïque autonome et familial
- L'eau chaude sanitaire
- Le réfrigérateur
- Profiter du jardin
- L'exemple californien
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