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L'eau : ressource vitale en danger

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BOIRE DE L'EAU EN BOUTEILLES

 
Les Français sont les premiers consommateurs d'eau embouteillée au monde, plus de 4 milliards de bouteilles par an. Cela peut étonner, quand on sait que la grande majorité des eaux du robinet ont des taux de pollution inférieurs à ceux des eaux embouteillées, pourtant vendues à des prix fort élevés. Il semble bien que les choix du consommateur devant le rayon des eaux tiennent autant à l'influence des campagnes publicitaires qu'au garnissage du porte-monnaie, bien plus qu'à un réel choix de qualité.

Payer l'eau aussi cher devrait pourtant offrir quelqu'avantage, ne serait-ce que la pureté ou la vitalité promises. Hélas, le consommateur peut au contraire pâtir d'une mauvaise connaissance des eaux embouteillées. Car de nombreuses marques cachent leur piètre qualité derrière une image idéaliste ne correspondant pas à la réalité. Les eaux de table, par exemple, n'ont rien de plus que les eaux captées n'importe où pour la distribution au robinet et elles sont d'ailleurs traitées comme elles, ce qui annule tout intérêt. Seules les eaux de source peuvent garantir une meilleure santé aux personnes qui vivent là où l'eau de captage est mauvaise. Celles venant de régions peu agricoles sont bien entendu les mieux préservées, comme l'eau de Montcalm, La Tarnaise et celle du Mont Roucous, captée à plus de 900 mètres d'altitude dans les Monts de Lacaune. Aucun chauvinisme dans cette affirmation, et les analyses prouvent bien que ces eaux sont les meilleures en France.

Les eaux minérales, elles, ne doivent pas être considérées comme une boisson mais bien comme des médicaments. Elles ne sont pas soumises à la même réglementation que les autres car elles ont un but médical. Elles sont souvent très chargées en sels minéraux, jusqu'à 4 grammes par litre, ce qui nous fait une petite bille de minéraux par bouteille dans les cas extrêmes, et ces eaux présentent de graves inconvénients pour les personnes hypertendues ou cardiaques, et pour les femmes enceintes. Contrex, Vichy, Hépar et Saint-Yorre, bien connues, sont très fortement minéralisées. Elles ne doivent être consommées que sous le contrôle d'un médecin. Saint-Yorre, par exemple, présente 5 fois plus de fluor et 3 fois plus de minéraux que le maximum autorisé pour une eau de distribution. Perrier présente un taux de nitrates qui la rabaisse au niveau de n'importe quelle eau de table. La Badoit a une teneur en uranium naturel assez inquiétante. Seules Volvic et Évian sont des eaux minérales équilibrées sans danger. De toute façon, la majorité des minéraux contenus dans ces eaux ne sont pas directement assimilables par nos cellules et ils fatiguent donc nos reins pour rien.

Notre pays, avec ses montagnes et son climat, dispose d'un exceptionnel gisement d'eaux naturelles, aussi longtemps que les pollutions ne viendront pas le gâter. Mais au train où vont les choses, il semble bien que ces eaux soient condamnées à disparaître. "De l'eau de source, moi j'en ai vu, une fois dans une vieille bouteille. J'connais quelqu'un qui en a bu, c'est paraît-il une merveille." Prions, ou changeons, pour que cette chanson de Richard Gotainer ne reste qu'un mauvais présage.
 
L'embouteillage lui-même peut poser des problèmes. Rappelons que les bouteilles de verre contiennent forcément du plomb, celles en cristal encore plus, et que ce métal peut être dissout par son contenu, surtout s'il est acide, comme l'est une eau douce ou du vin. Quant aux bouteilles en plastique, selon la qualité du Pvc dont elles sont faites, elles dégagent plus ou moins de chlorure de vinyle dans le liquide qu'elles contiennent, surtout s'il est minéralisé. Dans ce cas comme dans l'autre, on évitera de conserver longtemps de l'eau en bouteille. Elle devra au moins être stockée à l'abri de la lumière et dans un endroit frais.
 
On ne doit jamais laisser une bouteille en plastique dans la nature. Dans dix ans, elle sera intacte et, si elle s'enfonce dans le sol, elle peut y résister théoriquement durant un millénaire. Les bouteilles en plastique font partie des déchets les moins biodégradables et, brûlées dans les incinérateurs, elles dégagent des gaz et des toxines, en particulier du gaz chlorhydrique qui, avec l'eau de l'atmosphère, se transforme en acide chlorhydrique, coucou le chlore, contribuant ainsi au phénomène catastrophique des pluies acides. Seul leur recyclage est capable de les éliminer sans trop d'inconvénients. On en fait d'autres plastiques, du polypropylène par exemple, qui est employé aussi bien à la fabrication de la douce fibre des pulls polaires qu'à celle d'emballages, de réservoirs, de joints et quantité d'usages nouveaux.

De toute façon, le mieux est de ne pas acheter de l'eau en bouteille. Son coût d'embouteillage, son transport dans des centaines de camions à raison de 15.000 tonnes par jour, les difficultés de recyclage en font un produit détestable sur le plan écologique. De plus, la boisson n'est pas tout et, pour être cohérent, il faudrait àussi faire la cuisine à l'eau de bouteille. Or personne ne le fait vraiment et l'achat d'eau en bouteilles, qui ne couvre pas le tiers de notre ingestion quotidienne, ne nous garantit pas de grand-chose.

On se plaint d'une eau d'adduction à 3 euros le mètre cube mais on est souvent prêt à acheter 100 fois plus cher une eau embouteillée qui n'est guère meilleure. En boire tous les jours revient excessivement cher et, en cas de nécessité réelle, on a plutôt intérêt à équiper sa cuisine d'un système de filtration qui sera vite amorti et fera, lui, l'objet d'un bilan écologique plus positif.

 

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