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L'eau : ressource vitale en danger

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De l'eau, on en a eu à une époque... (Gotainer)

La Charte Européenne sur l'Eau, proclamée le 6 mai 1968 par le Conseil de l’Europe : elle a l'air sympa à première vue, mais sachons bien lire entre les lignes...

"Il n'y a pas de vie sans eau (voici LA considération écologique de ce texte). C'est un bien précieux (ça y est, dès la première ligne : un bien, une propriété. Il n'est pas écrit "ressource commune", mais "bien précieux", et qui va donc coûter cher). Indispensable à toutes les activités humaines (c'est-à-dire, l'eau ça sert à la production, au boulot ; on se moque pas mal de la nature, des plantes, des climats, des animaux). Les ressources en eau ne sont pas inépuisables (faux, l'eau est renouvelable au travers de tous les cycles de la nature ; il ne faut pas la salir, c'est tout ; il eut fallu écrire "les ressources en eau ne sont pas polluables à l'infini"). Il est indispensable de les préserver, (oui), de les contrôler (avec des barbelés, des soldats et des compteurs sans doute), de les accroître (n'importe quoi ! Veut-on faire fondre la banquise quand nous avons les océans ?! Ah évidemment, forer dans les déserts, ça peut rapporter ; le productivisme se loge partout.) Altérer la qualité de l’eau c’est nuire à la vie de l’homme et des êtres vivants qui en dépendent (ah ? Y'a-t-il des êtres vivants qui n'en dépendent pas ? Il suffisait d'écrire "c'est nuire à la vie" et l'idée en été renforcée ; de plus, cette phrase a un double sens, mais il s'agit bien des animaux qui dépendent de l'homme, des animaux d'élevage et domestiques... et des poux). La qualité de l’eau doit être préservée à des niveaux adaptés à l’utilisation qui en est prévue (en tant que telle, sa qualité importe peu, il suffit qu'elle puisse servir à nos menées humaines) et doit notamment satisfaire aux exigences de la santé publique (ok, c'est bien le minimum). Lorsque l’eau, après utilisation, est rendue au milieu naturel, elle ne doit pas compromettre les usages ultérieurs, tant publics que privés, qui seront faits de celle-ci (là encore, on ne se préoccupe ni de boisson, ni de santé ; on n'écrit pas "lorsqu'elle est rendue à la nature, elle ne doit pas lui nuire" ; non : l'eau doit seulement pouvoir resservir et on n'oublie pas de mentionner que c'est aussi pour les activités privées). Le maintien d’un couvert végétal approprié, de préférence forestier, est essentiel pour la conservation des ressources en eau (ok pour la forêt). Les ressources en eau doivent faire l’objet d’un inventaire (ça change quoi ?). La bonne gestion de l’eau doit faire l’objet d’un plan arrêté par les autorités compétentes ("gestion, plan, autorités", elle doit se marrer, la Grande Bleue, de voir les humains se la jouer ainsi ; ce n'est pas l'humilité qui étouffe le législateur, n'est-ce pas ?). La sauvegarde de l’eau implique un effort important de recherche scientifique, de formation de spécialistes et de formation publique (ok, mais c'est surtout le consommateur qu'il faut changer). L’eau est un patrimoine commun dont la valeur doit être reconnue de tous ("patrimoine, valeur", pas "nécessité"). Chacun a le devoir de l’économiser (non et renon ! Ou alors chacun, c'est tout le monde, y compris EDF, l'Etat, les collectivités, les agriculteurs, et surtout les compagnies distributrices, ok ?) et d’en user avec soin. La gestion des ressources en eau devrait s’inscrire dans le cadre du bassin naturel plutôt que dans celui des frontières administratives et politiques (alors là, on rentre dans les motivations qui ont conduit à pondre cette charte immonde : le texte dit clairement que ce n'est pas aux peuples et aux politiques de s'occuper de l'or bleu). L’eau n’a pas de frontière, c’est une ressource commune qui nécessite une coopération internationale (c'est clair : "qui nécessite l'intervention des multinationales")


Voilà donc le texte intégral de la Charte Européenne sur l'Eau !... J'ai voté "oui" à l'Europe pendant trente ans, mais pas la dernière fois. Pour moi, on leur a largement laissé leur chance de bien faire. Mais à présent il faut bloquer la privatisation généralisée, le "libéralisme".  Je suis devenu noniste et je risque de le rester, hélas. Quant au problème de l'eau, une seule solution : ne pas la salir, voilà tout. 
 
Aux dernières nouvelles (2014), la Charte Européenne sur l'Eau va être remaniée à la demande du Parlement Européen et de certains pays de l'Est. Il semble que ce soit pour la bonne cause.
 
 

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- "Métaux, minéraux et produits chimiques"
- "La radioactivité"
- "Boire de l'eau en bouteilles"

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