Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

1cheminee.jpg

Utilisateur






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Visiteurs: 19000130
Les enjeux de l'eau

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Les enjeux géo-politiques de l'or bleu

La géopolitique est depuis toujours liée à la disponibilité de l'or bleu. Aucun système économique ne peut s'en dispenser. En cas d'insuffisance pour les activités, on parle alors de stress hydrique. En cas de manque pour la population, on parle de pénurie. Des problèmes surgissent partout sur la planète mais l'eau est une ressource discrète et bien trop cruciale pour que l'on en dévoile les enjeux. En 1995, 80% de la population mondiale disposait d'eau en suffisance, tandis que 8% connaissaient une situation préoccupante. Sait-on, qu'en 2050, lorsque nous aurons dépassé les 9 milliards d'habitants, la moitié de l'humanité connaîtra la pénurie, ceci étant dû principalement à l'accroissement démographique ? Au Maroc, la sécheresse sévit depuis 20 dans l'Atlas et elle provoque un exode des populations berbères qui viennent en masse tenter leur chance au long des routes touristiques du bord du désert, regardant passer à toute vitesse d'énormes catcatres climatisés, aux vitres teintés, aux jerricans bien remplis et aux coffres débordants de bouteilles de sodas et d'alcool…

Quoiqu'en disent les journalistes, des guerres se mènent déjà pour l'or bleu. Les conflits au Proche-orient le démontrent assez. 70% de l'eau israélienne provient des territoires occupés. Est-ce le sens caché de la colonisation sioniste ? Et que va dire la Syrie qui sera privée de 40% de son précieux liquide, lorsque la Turquie réalisera les barrages qu'elle projette aux sources du Tigre et de l'Euphrate ? Ces mêmes barrages priveraient l'Irak de près de 80% de ses ressources. L'adhésion de la Turquie à la Communauté européenne nous rendra-t-elle complice de ce hold-up ? Il y a ainsi dans le monde 200 bassins versants gérés à la sauvette, qui représentent autant de conflits potentiels.

Si la guerre de l'eau devient planétaire, la hiérarchie politique en sera bouleversée. Car alors c'est l'Amérique du Sud qui sera la mieux armée. Elle détient 26% de l'eau douce disponible pour 6% de la population terrestre et, même si les nappes fossiles disparaissent dans l'Altiplano, les bassins fluviaux représentent une réserve gigantesque. En théorie, l'Amérique du Sud peut offrir 24.000 mètres cubes d'eau par an à chaque habitant, quand l'Europe ne peut en offrir que 5.000, le Moyen-Orient et le Maghreb 1.000, Israël 700 et le Qatar, 92. L'Asie est bien pourvue avec ses 36% de la ressource totale, mais elle doit la gérer au plus serré pour satisfaire aux besoins de 60% de l'humanité. De plus, la ressource n'est pas tout. Un pays doit avoir les moyens de son captage, de sa potabilisation et de sa distribution. L'adduction est avant tout une affaire de tuyaux. Si les États n'en ont pas les moyens, il y a fort à parier que des compagnies privées se proposeront pour faire ce travail. Or il n'y a pas de raison pour que la gestion de l'eau rapporte tant à certains.

Souhaitons donc un retour à une gestion collective de l'eau et, si celle-ci doit être organisée internationalement, que ce ne soit ni par des États, ni par des compagnies industrielles mais par des élus mondialistes éclairés capables de maintenir durablement et pour tous une qualité parfaite de toutes les eaux de notre planète bleue. Dix huit mars 2003 : les spécialistes se réunissent à Tokyo car une nouvelle gestion devient, paraît-il, urgente. Actuellement, un quart de la population mondiale n'a pas accès à une eau simplement salubre. Oui, oui. On s'en inquiète en haut lieu. Mais qui au juste ? Vivendi ou l'UNESCO ? Un catastrophisme soudain… Comme celui qui a permis, en France, des hausses de tarifs au profit des magnats de l'eau ? Passent-ils à la vitesse supérieure, à la mondialisation du racket sur l'or bleu ? La réponse n'est-elle pas dans la question ?

Réaffirmons donc ici que l'eau appartient à tout le monde, à tous les vivants. Car si notre planète en est recouverte aux deux-tiers, seuls 3% de cette eau est douce. De cette quantité minuscule, 75% se trouvent sous forme de glaces et il ne reste donc qu'un quart de l'eau douce à partager entre nous, avec toutes les plantes et tous les animaux de notre environnement. C'est peu. Si la Terre est une planète apparemment liquide, moins d'1% de l'eau présente est directement utilisable pour la vie terrestre. Nous devons donc préserver sa propreté, ses qualités biotiques, et la rendre aussi propre en sortant que nous l'avons trouvée en entrant. Il y a du travail car deux tiers des effluents en France ne sont pas encore traités.

Si l'eau est à tout le monde, personne ne doit en faire de profit et une gestion collective est la seule acceptable. C'est là tout le sens d'un service public mais celui-ci, nous l'avons hélas laissé filer dans le privé. Comment une démocratie un peu réelle peut-elle prendre de pareilles décisions ? D'ailleurs, sommes-nous encore en démocratie lorsque l'on nous fait des coups pareils ? Depuis quelques temps, nous sommes nombreux en France à nous gausser de l'ignorance des Étasuniens et de cette facilité qu'ont leurs dirigeants à les rouler dans la farine, mais c'est quand même ignorer les belles poutres que nous avons dans l'œil, n'est-ce pas ? Michael Moore peut venir faire un peu de ménage chez nous. Merci d'avance.
 

PAGE SUIVANTE :
- "Et nous, vous, moi ?"

• • • • • • • • • • • • • • • • • •
ARTICLES EN RELATION :
- "L'eau est indispensable à la vie". Cliquer ici.
- "La potabilisation et la vitalisation de l'eau". Cliquer ici.
- "Les toilettes sèches". Cliquer ici.
- "L'assainissement naturel, la phyto-épuration". Cliquer ici.
- "La récupération de l'eau de pluie". Cliquer ici.
• • • • • • • • • • • • • • • • • •

 
Top