Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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 Un chiffre à ne jamais oublier et à comparer : 40 milliards d'euros.
C'est ce qu'il faut pour nourrir, apporter de l'eau, loger, soigner
et envoyer à l'école tous ceux qui en ont besoin sur cette planète.
La moitié de cette somme (18 milliards) permettrait l'adduction d'eau
potable partout, ce qui réduirait de 80% les maladies dans le Tiers-Monde.

En comparaison : c'est ce que le monde gaspille en armement 26 fois par an,
ou bien les dépenses militaires de la France en 7 mois, ce scandale se renouvelant chaque année,
ou 0,33% seulement du plan mondial d'aide aux banques en 2009 (11.000 milliards !),
ou bien 0,4% de l'épargne des seuls français (10.300 milliards d'euros),
ou ce qu'ont perçu en 2009 les 50 meilleurs traders (la BNP a distribué 3,3 milliards),
ou la moitié de la fortune d'un Moubarak ou d'un Bill Gates,
ou la moitié de la fraude fiscale en France (75 milliards),
ou le budget pour construire puis démanteler 5 centrales nucléaires,
ou 2 fois le bénéfice annuel de la luxembourgeoise Clearstream ou de Total,
ou le bénéfice d'Apple en six mois,
ou le budget annuel européen en crêmes glacées,
ou un peu moins que les dépenses des français pour leurs animaux domestiques, etc...

UN CHIFFRE A NE JAMAIS OUBLIER. 

Une autre !
 

VILLE ET ÉNERGIE :
Le regroupement des habitations, une idée liberticide ? 

Une belle mystification circule partout, y compris dans la presse écolo ou alternative. Cela consiste à faire croire que le regroupement des habitations permet des économies d'énergie. Or cette idée est un déni de la réalité puisque les statistiques les plus actuelles, publiées par le CSTB en juillet 2010, indiquent que les 60% de la population française vivant en ville consomment 75 % de l'énergie nationale globale tandis que les 40 % de la population non citadine n'en consomme que 25 %. En ville, on utilise donc deux fois plus d'énergie qu'à la campagne.

Ajoutons qu'en ville on ne peut faire de compost, qu'on ne peut produire son électricité, ni cultiver son potager, ni épurer ses effluents. Ceci explique sans doute cette campagne de désinformation, comme le montre l'article Phase2 sur ce site : les lobbies industriels craignent que les gens utilisent les moyens techniques modernes ou traditionnels qui leur permettraient une certaine autonomie vis-à-vis d'eux.

En fait, les arguments utilisés pour défendre le regroupement des habitations ne sont basés que sur la statistique suivante : les citadins roulent en moyenne 15.000 km par an en automobile contre 20.000 km par an pour les habitants de maisons individuelles. Evidemment, on oublie que ces 15.000 km sont souvent parcourus à fond sur autoroute ou dans des embouteillages, on omet de compter l'énergie utilisée par celles et ceux qui prennent les transports en commun, on omet de compter les transports de marchandises qui alimentent la ville, on omet de compter l'éclairage public, etc. De plus, si les automobiles fonctionnaient mieux et avec une autre source d'énergie que le pétrole, l'argument sauterait de suite : une voiture électrique rechargée au photovoltaïque ou à l'éolien, ce serait l'autonomie, l'économie et l'écologie.

Si l'on parle de chauffage des habitations, certes les appartements sont moins énergivores, mais là encore, on compare avec les maisons individuelles au gaz ou au fuel sans compter toutes celles qui se chauffent au bois, nombreuses et hors statistiques. De plus, les maisons individuelles peuvent être construites pour n'avoir aucun besoin de combustible alors qu'un appartement avec ses murs de béton de 16 cm restera toujours dépendant d'un moyen de chauffage.

Bref, la manipulation est bien organisée. Pourtant, n'importe quel prof de géo vous le confirmera : plus les villes grandissent, plus les populations consomment de l'énergie, c'est une évidence. L'Insee publiait un rapport dans les années soixante qui indiquait que les populations agricoles dépensaient 412 F d'énergie par an, contre 658 pour les habitants des communes rurales, 762 pour les populations des grandes villes et 838 à Paris. Ça a toujours été ainsi, c'est aussi le cas dans tous les pays en voie de développement : la ville est énergivore. Ne croyez pas le contraire...

 
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