Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Gaspillage alimentaire

Les Français jettent en moyenne près de 21% des aliments achetés. Les grandes surfaces se débarrassent de produits dont la date de vente permet la consommation encore pendant quatre jours. D'importantes quantités de poissons, de fruits et de légumes finissent au quotidien dans les broyeurs. Au total, il y a six millions de tonnes de déchets alimentaires, soit vingt kilos par an et par habitant. L'hyperconsommation et le gaspillage se répandent alors que huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Une autre...

 

VILLE ET ÉNERGIE :
Le regroupement des habitations, une idée liberticide ? 

Une belle mystification circule partout, y compris dans la presse écolo ou alternative. Cela consiste à faire croire que le regroupement des habitations permet des économies d'énergie. Or cette idée est un déni de la réalité puisque les statistiques les plus actuelles, publiées par le CSTB en juillet 2010, indiquent que les 60% de la population française vivant en ville consomment 75 % de l'énergie nationale globale tandis que les 40 % de la population non citadine n'en consomme que 25 %. En ville, on utilise donc deux fois plus d'énergie qu'à la campagne.

Ajoutons qu'en ville on ne peut faire de compost, qu'on ne peut produire son électricité, ni cultiver son potager, ni épurer ses effluents. Ceci explique sans doute cette campagne de désinformation, comme le montre l'article Phase2 sur ce site : les lobbies industriels craignent que les gens utilisent les moyens techniques modernes ou traditionnels qui leur permettraient une certaine autonomie vis-à-vis d'eux.

En fait, les arguments utilisés pour défendre le regroupement des habitations ne sont basés que sur la statistique suivante : les citadins roulent en moyenne 15.000 km par an en automobile contre 20.000 km par an pour les habitants de maisons individuelles. Evidemment, on oublie que ces 15.000 km sont souvent parcourus à fond sur autoroute ou dans des embouteillages, on omet de compter l'énergie utilisée par celles et ceux qui prennent les transports en commun, on omet de compter les transports de marchandises qui alimentent la ville, on omet de compter l'éclairage public, etc. De plus, si les automobiles fonctionnaient mieux et avec une autre source d'énergie que le pétrole, l'argument sauterait de suite : une voiture électrique rechargée au photovoltaïque ou à l'éolien, ce serait l'autonomie, l'économie et l'écologie.

Si l'on parle de chauffage des habitations, certes les appartements sont moins énergivores, mais là encore, on compare avec les maisons individuelles au gaz ou au fuel sans compter toutes celles qui se chauffent au bois, nombreuses et hors statistiques. De plus, les maisons individuelles peuvent être construites pour n'avoir aucun besoin de combustible alors qu'un appartement avec ses murs de béton de 16 cm restera toujours dépendant d'un moyen de chauffage.

Bref, la manipulation est bien organisée. Pourtant, n'importe quel prof de géo vous le confirmera : plus les villes grandissent, plus les populations consomment de l'énergie, c'est une évidence. L'Insee publiait un rapport dans les années soixante qui indiquait que les populations agricoles dépensaient 412 F d'énergie par an, contre 658 pour les habitants des communes rurales, 762 pour les populations des grandes villes et 838 à Paris. Ça a toujours été ainsi, c'est aussi le cas dans tous les pays en voie de développement : la ville est énergivore. Ne croyez pas le contraire...

 
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