Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Non au nuke !!

Inactifs aujourd'hui, radioactifs demain…


On ne saura jamais combien de cancers sont inscrits dans le destin des jeunes Européens nés au moment de Tchernobyl. Dans vingt ans, on verra si les descendants des irradiés de Kiev sont des mutants ou des parias comme ceux des victimes d'Hiroshima, qui ne trouvent plus à se marier tant la crainte génétique est grande au Japon. Même si on arrêtait le nucléaire tout de suite, il est trop tard pour eux.


Chaque consommateur doit donc prendre consience que les économies d'énergies préconisées partout n'ont pas que des mobiles économiques. Il s'agit avant tout de préserver notre environnement de dégâts potentiels considérables. Les générations futures sont menacées par la pollution la plus insaisissable, la plus incontrôlable, la plus générale, la plus durable et la plus mortifère : le rayonnement atomique artificiel. Même si celui-ci ne représente aujourd'hui que quelques pour cent de la radioactivité ambiante, les erreurs humaines peuvent le faire grimper localement à des doses mortelles et ceci pour des centaines de siècles. À cause des aberrations génétiques induites, la disparition de milliers d'espèces peu adaptées est certaine, celle de l'humain complètement envisageable. Il nous a fallu trois ou quatre millions d'années pour passer d'une alimentation fructivore à une alimentation omnivore et nous ne pourrons certainement pas réussir, par mutation, à supporter en peu de temps une forte augmentation de la radioactivité. L'Homo Radioactivis ne pourra apparaître, il n'en aura pas le temps. Aussi, toute personne qui s'efforce de produire son électricité elle-même fait-elle un acte citoyen de première importance. Chapeau bas devant ces allumés que les écologistes radicaux passent pour être parfois. Car chaque éolienne, chaque panneau photovoltaïque est comme un drapeau blanc, un drapeau de paix avec la Terre.


Changer de politique énergétique


Partout en Occident, on peut constater les limites des politiques énergétiques actuelles : accroissement des consommations, pollution et nuisances, émissions de gaz à effet de serre, production de déchets… Soixante-quinze pour cent de l'énergie en Europe se consomme en milieu urbain et les choix effectués en cette matière influent directement sur la qualité de vie des habitants. Mettre en place une politique énergétique durable au niveau urbain est donc une absolue nécessité. Les solutions techniques existent et sont économiquement viables. La cogénération, c'est-à-dire le chauffage et l'électricité produits par la même machine, est très développée en Allemagne, en particulier dans les résidences et immeubles, et elle permet une économie globale de plus de trente pour cent. De grosses municipalités de par le monde tentent de nouvelles solutions, comme les véhicules électriques ou au biogaz, le développement poussé des transports collectifs et les urbanisations regroupées. Elles font souvent figure de pionnières devant les États eux-mêmes, généralement bien réservés quant aux alternatives à développer. En témoignent les positions étasuniennes lors des conférences internationales de Rio, Tokyo, Montréal, etc.

La politique énergétique de la France, quant à elle, est absurde et ruineuse. Les sommes qui ont été allouées au nucléaire, directement ou, plus discrètement, par le budget de la Recherche, ont été tellement importantes que si on en avait utilisé la moitié à des études et réalisations en énergies douces, nous serions sans doute le premier pays dans ce domaine, totalement indépendant et propre. De plus, nous serions exportateurs de ces matériels, un bon moyen de reconvertir les deux ou trois cents mille emplois issus de nos exportations d'armement. La construction d'une centrale électronucléaire est un investissement colossal, celle des lignes électriques également. On nous dit : "mais c'est mieux contre l'effet de serre". Ces travaux représentent pourtant une énorme consommation d'énergie et beaucoup de pollutions et de gaz atmosphériques. Quand les campagnes de propagande disent que le nucléaire ne produit pas de co2, c'est sans compter les huit années de travaux pharaoniques qu'une centrale exige, avec des engins qui consomment des hectolitres de gas-oil à l'heure et des matériaux comme le béton et l'acier eux-mêmes parmi les plus consommateurs d'énergie. Le retour sur le seul investissement énergétique demandera sept années de fonctionnement de la centrale ! Huit pour la construction polluante, sept pour rembourser la facture et c'est seulement quinze ans après le premier coup de pelle qu'une centrale nuclaire fournit enfin de l'énergie…

De plus, ce n'est pas la production d'énergie électrique qui dégage trop de dioxyde de carbone, mais la circulation automobile et le transport des marchandises par les camions. À moins de faire rouler ces derniers avec des moteurs électriques, il est difficile de croire que l'emploi des centrales électronucléaires puisse diminuer significativement le réchauffement planétaire. Quant au problème du stockage des déchets d'exploitation ou de démantèlement des centrales, il pèsera sur nos enfants, contraints de s'en charger.


Absurde quand on sait qu'une grande éolienne sera construite et montée en trois mois et qu'elle aura remboursé sa facture énergétique en une seule année de fonctionnement. À partir de là, elle ne consommera plus rien qu'un peu d'entretien et produira par contre une énergie devenue gratuite. Dans sa deuxième année, elle financera une seconde éolienne qui, elle-même, en financera deux autres et ainsi de suite. Développer l'alternative éolienne ne demande que très peu d'investissement financier et sa rentabilité est indiscutablement au moins dix fois supérieure à celle de la filière électronucléaire, sans pollution ni risque.


À titre de comparaison avec le gouffre financier que représente notre industrie nucléaire, le budget français consacré aux économies d'énergies a été, durant plus de vingt ans, inférieur à celui que la seule ville suisse de Lausanne consacrait aux énergies douces… Aujourd'hui encore, le budget publicitaire d'EDF dépasse plusieurs fois celui attribué à l'Ademe par l'État !

Une politique énergétique réfléchie et cohérente peut créer au moins trois cent mille emplois en France. En effet, nous pouvons rapidement diminuer de moitié les importations de pétrole, charbon, gaz ou uranium, en pratiquant des économies d'énergie par l'isolation ou les appareils à faible consommation, et en utilisant les énergies renouvelables locales. Il serait ainsi possible d'économiser neuf milliards d'euros sur nos importations. La mise en place de cette politique énergétique créerait au moins cent mille emplois dans le domaine du bâtiment, de la production de matériels économes et dans la construction d'installations de captage des énergies renouvelables. Les sommes économisées sur les importations en énergies pourraient alors servir à notre économie intérieure et créer de deux cent à quatre cent mille emplois supplémentaires.



 
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