Editions de La Pierre Verte

Tout sur l'Ecoquille

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Au pied du Canigou, une Écoquille en extension d'habitation

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Dans cette région, François a des attaches anciennes. Une maison familiale pour les vacances, une vieille bergerie des Fenouillèdes, retapée en famille et maintenant occupée par son père à la retraite. Eau de la montagne, panneaux photovoltaïques et éolienne, chauffage bois, la maison est autonome et toute écologique. Alors, construire une nouvelle Écoquille dans ce coin-là, au pied du Canigou, passer chaque jour devant ce magnifique panorama des orgues d'Ille sur Tet, voilà qui a rendu ce chantier bien sympathique.

 

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Une petite partie des pièces de la construction attendent le camion qui transportera les trois tonnes nécessaires. À l'arrière : des sacs jaunes remplis de liège en granulés, un rouleau de câble électrique blindé, des rouleaux de laine de chanvre, etc.

 

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Entre les arches de l'ossature, nous mettons de longues entretoises dont les trous reçoivent des clavettes. Pour les arches de croupe, les entretoises deviennent des petites pièces que nous appelons des bouchons.

 

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Les segments d'arches sont regroupés en paquets faciles à transporter. Lambris, bouchons, etc.

 

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L'Écoquille en extension d'habitation va venir se loger là, en hauteur. 

 

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C'est parti : fabrication sur place et sur mesure d'un portique de soutien. La défonçeuse Festool, toujours aussi précise et fiable, permet de creuser les poutres pour préparer un assemblage.

 

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En vis-à-vis, ces découpes sont pleines de poésie, non ?

 

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Lumé, seconde fille de François, s'intéresse au projet Écoquille depuis le début. Durant ses vacances, elle vient donner un coup de main sur le chantier, au soleil du Roussillon qu'elle apprécie depuis toujours. Pour l'heure, elle agrafe sur les solives du sol des bandes de liège de 5mm qui empêcheront tout grincement du plancher. Ces bandes résilientes assurent un confort phonique exceptionnel à l'intérieur de l'Écoquille.
 

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Début du montage du portique de soutien de l'Écoquille contre le mur de la maison. 

 

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Détail du portique.
 

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De l'autre côté du passage, il s'agit de poser des plots de soutènement. Miguel, le compagnon de Lumé à l'époque, est en fin d'études d'architecture à Barcelone et il participe avec plaisir à cette édification insolite.

 

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Alternance de couches, soit une plaque de béton, puis une plaque de liège et caoutchouc incompressible, le tout percé d'un fer à béton scellé dans le mur du dessous. Un ajustement précis facilitera grandement la suite du travail.
 

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Découpe précise des poutres qui recevront notre construction.

 

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Avec une règle de six mètres en aluminium, on peut s'assurer de la planéité de l'ensemble de cette petite charpente.
 

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Ces cinq poutres traversent un vide de près de quatre mètres.

 

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Début du montage des arches. D'abord les deux plus petites qui consituent la croupe de l'Écoquille. Entre les segments d'Osb, des âmes de douglas massif permettront la fixation de la coque externe. Ces âmes sont délardées pour s'ajuster aux plaques inclinées.
 

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Entre les trous des entretoises, il manque un millimètre. C'est exprès, bien sûr. Ainsi les clavettes doivent-elles être introduites un peu de travers. En martelant, elles se redressent en serrant très fortement et sans casser, les uns face aux autres, les segments des arches.

 

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Avec l'arche suspendue en cours de montage, on peut travailler aisément sur ses deux faces.
 

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Les deux premières arches, déjà montées, sont portées sur le chantier.

 

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Un plancher provisoire pour travailler à l'aise, et l'édification de la structure peut commencer.
 

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Le chantier bat son plein. Un travail en équipe bien agréable. 

 

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Jean-Pierre nous a rejoint. Avec sa compagne Cathie, ils animent un réseau de magasins bio et aimeraient bien voir leurs futurs boutiques construites en Écoquille. Ils ont pris une semaine de leurs grandes vacances pour venir nous aider et se rendre compte de visu des réalités de ce nouveau concept de construction. Merci Jean-Pierre et Cathie pour votre soutien.
 

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Pose des plaques de la coque externe. Dans la croupe, ces plaques sont découpées préalablement en trapèze, avec une précision d'atelier de l'ordre du demi-millimètre.

 

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Grâce à cet excellent cloueur à batterie, la fixation de la coque externe se fait rapidement.
 

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Ces pièces d'OSB sont des clés qui retiennent les solives du sol entre elles et empêchent leur écartement qui serait fatal au bâtiment. Deux clés par solive du sol.

 

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Les clés sont insérées dans les solives du sol. Ces dernières sont donc recouvertes de bande résilientes et, au-dessous de chacune, une bande étroite d'OSB permet de soutenir les plaques qui fermeront les caissons. Ainsi est-il possible de poser ces plaques sans fixation ce qui les laisse glisser facilement, comme des tiroirs. Le but : pouvoir intervenir dans les caissons, pour rajouter ultérieurement des tuyaux de plomberie ou gaines électriques.
 

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L'écartement entre les solives composites est maintenu avec précision grâce aux mêmes entretoises que celles des arches.
 

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Les pieds des arches sont tout d'abord fixés sur les solives avec des équerres métalliques vissées et une bonne série de clous un peu partout.

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Ensuite, dans le pied de l'arche, un tasseau de bois supplémentaire est cloué pour éviter tout écartement de la structure.

 

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 Montage des arches du tunnel.
 

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L'édification de la structure est toujours un plaisir parce que très rapide et gratifiant : on voit l'Écoquille apparaître. Mais bon... en vérité, tout reste à faire (ou presque).
 
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Ça avance vite.

 

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On devine maintenant l'allure générale de la maison.
 
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Lumé perchée sur cette coque retournée.

 

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Vue en plongée de la structure.
 
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On glisse les panneaux entre les solives pour fermer le bas des caissons du sol. Ces panneaux, comme des tiroirs, resteront faciles à ôter pour tout besoin ultérieur. Il suffira de tirer dessus.

 

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Les caissons du sol sont garnis de laine de chanvre en rouleaux. 25 cm au sol (et 30 dans la double coque formée par les arches).
 
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Les planches d'OSB prédécoupées viennent fermer le plancher. OSB = Oriented Strand Board (panneaux à couches orientées), sans formaldéhyde, sans urée-formol, 3% de colle seulement, en provenance de l'usine Kronoply (entreprise suisse) à Sully sur Loire, près d'Orléans.

 

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Il manque quelques photos intermédiaires. Les ai-je ? En tout cas, nous voici avec la coque externe posée et les deux premières couches de la laine de chanvre en isolation. Les gaines et câbles électriques sont tirés en place.
 
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Recouverte de son pare-pluie, lambris posé, mais la façade et la terrasse sont à venir. 

 

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Sans façade, les travaux intérieurs sont plus faciles à réaliser. On entre, on sort, avec des matériaux encombrants parfois, mais sans aucune gêne et c'est pratique.
 
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Encore quelques photos intermédiaires manquantes. Nous voilà presqu'au bout du chantier, avec les nouvelles tuiles de liège. Sous le plancher, on voit des petits caissons d'Osb qui cachent la tuyauterie, l'alimentation en eau et électricité, ainsi que les évacuations, se faisant vers l'intérieur de la maison, à l'arrière de l'Écoquille.

 

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La terrasse et son garde-corps, le tout en mélèze, ont été rajoutés.
 
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Cette extension donne sur le talus de la colline et on y accède par un escalier, puis un petit chemin de quelques mètres.

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Ici, on distingue la façade couverte de planches de mélèze en clin et percée de deux fenêtres fixes et d'une porte-fenêtre double. Le seuil de la porte n'est pas barré, surtout pas ! Un léger plan incliné courbe garantit l'étanchéité tout en préservant un passage aisé et la possibilité de mettre les poussières dehors d'un coup de balai.

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Les tuiles de liège, solidement fixées, ont parfaitement résisté à la tempête du 24 janvier 2009. Les vents ont pourtant atteint 182 km/h à Perpignan.

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Le hublot est recouvert de pièces de zinc pour diriger l'écoulement de l'eau de pluie. Le petit escalier à droite est simple comme tout mais très costaud.

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Tout le bois extérieur des Écoquille est du mélèze. Les portes sont en panneau de PXD trempé à l'huile.

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Détail de la terrasse sous les chênes verts.

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Détail du garde-corps.

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Vue de la terrasse depuis l'intérieur.

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Les matériaux bruts ont déjà une certaine harmonie de couleurs. Sol en liège aggloméré, couleur miel, lambris clair, hublot en PXD murs.

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Un petit lit provisoire, du côté de la façade, avec l'une des deux fenêtres verticales fixes.

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Le coin kitchenette, ici étroitisé au minimum pour élargir la salle de bains au maximum. Le plan de travail de l'évier est également fait de plaques de liège aggloméré, comme le sol. Les prises de courant et interrupteurs en bois massif se fondent dans le décor.

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Derrière cette porte de bois coulissant dans la cloison, la salle de bains. Sous l'évier de la kitchenette, un petit placard profond bien utile.

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Lavabo et WC de Philippe Starck, miroir chauffant rayonnant, placard dans la cloison, revêtement dans le même liège aggloméré que le sol et le plan de travail de la kitchenette.

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La grande douche et ses cloisons de PXD trempé peintes à la laque.

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Derrière ce WC en forme de seau d'eau, au sol, se trouve une entrée d'air réglable pour assurer la ventilation naturelle de l'Écoquille.

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L'Écoquille est finie, elle fera de l'ombre pour la voiture garée en-dessous.

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Cette extension d'habitation de 20 m2 hors-tout, soumise à une simple autorisation préalable, pourra recevoir les invités ou la famille dans d'excellentes conditions : fraicheur en été (elle fait face au Nord), douceur et économies en hiver, confort acoustique, salle de bain, kitchenette, grande terrasse. Ici, écologie rime avec qualité.

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Où l'on s'aperçoit que le jardin n'a pas changé. Un chantier d'Écoquille respecte l'endroit où il se situe.

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L'emplacement à l'ombre des arbres et les portes complètement ouvertes feront de cette terrasse une véritable pièce à vivre.

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Une Écoquille s'intégre parfaitement dans la nature.
 

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La toiture a une petite pointe pour aider à l'écoulement de la pluie, le bord de la toiture est recouvert d'une bande de plomb martelé pour assurer l'étanchéité en façade.
 

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Une porte-fenêtre double et deux ouvertures fixes en quadruple vitrage. L'Écoquille ne cherche pas à capter les rayons du soleil pour s'en chauffer. Non, les vitrages sont plutôt comme des lunettes de soleil. De vastes ouvertures pour vivre l'environnement et des pièces claires. Mais la chaleur doit rester dehors, l'isolation et les miroirs chauffants suffisant au confort thermique. Ainsi, l'Écoquille peut-elle affronter les climats les plus extrêmes, dans un sens comme dans l'autre.
 

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Ici, on voit que la casquette en avancée protège le seuil de la pluie et que les batons de la pergola, une fois couverts d'une belle plante grimpante, protégeront du soleil.
 

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Voili, voilà...
 

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Cette Écoquille est unique.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 

 
 
 

 

 
 

 

 
 
 
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